Termes techniques


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L'ADSL

Les modems de 2,4 à 56k utilisent la gamme des fréquences audibles (le spectre humain) qui sont naturellement limités, entre autre par le fait que cette gamme est très sensibles aux parasites, et que sa qualité laisse à désirer. Mais le fil de cuivre du réseau téléphonique peut transporter bien plus de fréquences. Il faut juste utiliser un modem spécial qui fonctionne sur des fréquences différentes de celles que nous percevons. Il faut aussi, bien évidemment, que les centraux téléphoniques de l'opérateur en télécommunication soient équipé de filtres spéciaux. Cela permet, entre autre, de continuer à utiliser sa ligne RTC de manière normale tout en surfant.
Les débits de l'ADSL sont bien au-dessus du RTC ou du RNIS, les offres actuelles sont de 256 ko/s (128 ko/s en voie montante) et vont jusqu'à 2 Mo/s. Le seul problème à l'heure actuelle reste la qualité de service offerte par France Telecom, qui n'est pas à la hauteur des espérances. Ceux qui arrivent à surfer à 50 ko/s réels en voie descendante sont des chanceux.
Pour pouvoir profiter de l'ADSL, il faut être dans une ville équipée, avoir un PC (Win9x, BeOs ou GNU/Linux) ou un Mac (8.5, GNU/Linux), muni d'une carte réseau type Ethernet. Enfin, il vous faut une ligne RTC. Aujourd'hui, l'ADSL n'est pas disponible dans toute la France, mais l'offre va rapidement s'étendre dans les mois à venir.


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Le Bus AGP

Le bus PCI est trop lent (132 Mo/s, 33 Mhz) pour l'affichage en 3D ! Fort de cette constatation, Intel a lancé un nouveau standard de bus local nommé AGP (Accelerated Graphic Port). Ce port graphique accéléré 32 bits relie directement le contrôleur graphique au contrôleur de mémoire et possède une vitesse de transfert des données de l'ordre de 500 Mo/s en 2X (Horloge à 66 Mhz mais informations transférées sur deux fronts). En outre, le bus AGP donne aussi accès à la mémoire centrale, via le contrôleur de mémoire, ce qui permet d'utiliser celle-ci pour stocker des données graphiques supplémentaires, comme par exemple les textures ou les coordonnées z des points utilisés par le 3D z-buffer. Ainsi, en théorie, il devient inutile d'acquérir de la mémoire vidéo supplémentaire pour bénéficier pleinement des fonctions 3D d'un circuit vidéo.

L'affichage graphique nécessite des débits de données de plus en plus importants. Ces besoins croissants ont d'ailleurs été à l'origine de l'apparition des bus locaux VLB, puis PCI. Mais avec l'arrivée des jeux en 3D et de la vidéo plein écran, le bus PCI a atteint ses limites. Pour passer outre ce goulet d'étranglement, Intel a présenté le 31 juillet 1996 la version 1.0 des spécifications de l'Accelerated Graphic Port : un port qui permet d'atteindre un débit de crête de 530 Mo/s. Depuis, ces spécifications ont quitté le nid parental, et se trouvent hébergées par l'AGP forum, un groupement de 120 constructeurs qui participent à sa mise en oeuvre finale. La dernière version actuellement supporté par les constructeurs est la 4X, ce qui porte le taux de transfert théorique à 66 MHz x 32bit x 4 = 1066 Mo/s (1 Go/s).

La carte graphique branchée sur la mémoire vive

Physiquement, le connecteur AGP se trouve sur la carte mère, en remplacement d'un connecteur PCI. La carte graphique à la norme AGP vient alors s'enficher dans cet élément. Une fois mise en place, la carte AGP va simplement se servir de la mémoire vive pour y stocker des informations dévolues généralement aux accélérateurs graphiques 3D comme le z-buffering, l'alpha blending et les textures. En pratique, celui qui souhaite bénéficier du port AGP devra changer sa carte mère et sa carte graphique pour des modèles munis des connecteurs adéquats.


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Le Bus USB

Connecteur universel pour appétit d'oiseau

Sortie série, sortie parallèle, port souris, prise clavier ... brancher le plus petit périphérique sur son PC est devenu si compliqué que certains constructeurs vont même jusqu'à apposer des repères de couleurs pour que l'on ne s'y perde pas. D'où l'idée lancée par Compaq, IBM, DEC, Intel, MicroSoft, Nec et Northern Telecom de créer un port unique et universel : l'USB ("Universal Serial Bus").


127 périphériques reliés en chaîne à son micro-ordinateur

Concrètement, l'USB est un port série qui transfère les données avec un débit de 12 Mbit/s dans ses versions 1.0 et 1.1 (1,5 Mo/s). Une valeur bien suffisante pour les claviers, souris, modems, téléphones, joysticks, microphones, haut-parleurs numériques et même imprimantes. Intérêt non négligeable, on peut, grâce à l'USB, connecter à son micro-ordinateur jusqu'à 127 périphériques. Ceux-ci étant reliés en chaîne grâce aux 2 connecteurs présent sur chaque appareil.
En outre le système est Hot Plug And Pray, il n'est donc pas indispensable de redémarrer le PC pour brancher ou débrancher un élément qui se trouve en fin de chaîne. Cela étant, les pilotes d'USB pour Windows 95 ne sont pas super fiables, il vaux mieux pour l'instant lui préférer Windows 98 2nde édition.
La version 2.0 de l'USB qui sortirait en fin d'année 2000 et qui restera compatible avec les périphériques actuels, offrira un débit de 480 Mbits/s (60 Mo/s), soit 40 fois plus qu'aujourd'hui.


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La mémoire SD-RAM

SD-Ram : mémoire cadencée

Contrairement aux mémoires DRam standard et EDO Ram, qui fonctionnent de façon asynchrone et nécessitent un signal en provenance du processeur avant de rendre les données disponibles, les mémoires SDRam (Synchronous DRam) possèdent leur propre horloge interne (fréquence de 66, 75, 83, 100 et 133 Mhz pour le moment). Ainsi, les données sont accessibles à chaque cycle d'horloge, ce qui permet un temps d'accès environ cinq fois plus réduit par rapport aux deux autres types de mémoires.


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La technologie DDR

DDR : Double Data Rate

DDR veut dire Double Data Rate, littéralement Taux Double de Données.

schéma DDR Tout système informatique intègre une ou plusieurs horloges de cadencement, ce qui donne les gammes de fréquence auxquels nous sommes habitués (bus, processeur, mémoire vives, etc).
Une horloge de cadencement fonctionne selon le principe du courant alternatif, où la sinusoïde est remplacée par un signal carré, un "top" représente le début d'une "bosse" ou d'un "creux" de la courbe de cadencement (plus eléctroniquement, un changement de valeur de la tension), la "phase" représente le temps entre deux "top". il y a donc des "top" positifs (en haut d'une "bosse" ou signal positif) et des "top" négatifs (dans le bas d'un "creux" ou signal négatif), une "phase" montante et une "phase" descendante. Dans le mécanisme de l'horloge d'un système micro-informatique, seul le "top" du signal positif est utilisé (voir schéma) et les données transitent sur la durée de deux phases.
Dans le cas de la technologie DDR, on utilise les deux "top" (positif et négatif), et on transmet les données sur la durée d'une phase (quelle soit montante ou descendante), d'où un doublement théorique de la fréquence et donc de la bande passante (voir schéma).

Cette technologie est utilisée surtout dans les nouvelles mémoires dites DDR, mais rien n'empêche de la voir bientôt intégrée à d'autres parties d'un ordinateur.


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Le DVD-ROM

Gros comme un CD-Rom, il peut stocker jusqu'à 17 Go

Face à la capacité des disques durs qui se mesurent désormais en dizaines de gigaoctets (1 Go = 1024 Mo), les 680 Mo des CD-Rom font pâle figure. Notamment lorsqu'il s'agit de traiter les tonnes de données graphiques, sonores et vidéo soumises aux micro-ordinateurs multimédias actuels. Une réponse à ce problème est venue du monde de la vidéo numérique. Un CD-ROM ne pouvant accueillir que 72 minutes de films, Philips, Sony et Toshiba ont établi en septembre 1995 les spécifications d'un nouveau type de disque numérique de grande capacité : le DVD (pour "Digital Vidéo Disc"). Or, ce nouveau support étant numérique, il peut stocker d'autre informations que la vidéo. Sous le nom de DVD-Rom, il remplace avantageusement le CD-Rom, et il se substitue au CD-audio en devenant le DVD-audio. C'est pourquoi sans changer son nom, il devient "Digital Versatile Disc".

Une longueur d'onde plus courte et un meilleur guidage

Extérieurement, un DVD ressemble à un CD ... Même aspect, même taille. Mais la technologie a été affinée : une longueur d'onde plus courte et un meilleur système de guidage du faisceau laser permettant de multiplier par 7 la quantité d'information gravées sur le disque. On obtient ainsi la capacité déjà respectable de 4,7 Go (!). Et les concepteurs vont plus loin, avec une deuxième couche semi-transparente, on passe à 8,5 Go (!!). Allez, on met deux faces, ce qui nous fait 4 types de DVD : 4,7 et 8,5 Go pour les simple face et 9,4 et 17 Go (!!!!) pour les double face.
Si l'on peut maintenant trouver assez facilement des films sur DVD-vidéo et des jeux sur DVD-Rom, les éditeurs de titres interactifs culturels, bien loin de se précipiter sur le nouveau format, vont continuer pendant quelques années à utiliser le CD-Rom. Ils n'ont d'ailleurs aucune raison de se précipiter, puisque les lecteurs de DVD-Rom sont capables de lire aussi bien les CD-Rom, CD-audio et autres CD-vidéo actuels. Une compatibilité qui en incitera beaucoup à passer plus rapidement au nouveau format. D'autant que, à condition d'acquérir un kit multimédia qui permette le décodage Mpeg-2 et le Dolby AC-3 (maintenant, une bonne carte graphique et une bonne carte son), le lecteur de DVD-Rom pourra aussi lire les DVD-vidéo (Il faudrait en théorie qu'ils proviennent de la même région géographique que le lecteur, les Majors américaines ont en effet imposé un système de protection qui interdit à un DVD-vidéo acheté dans une zone donnée d'être lu par un lecteur d'une autre zone ; m'enfin comme tout ce qui est interdit est vite outrepassé ...).


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IEEE 1394 : FireWire

Le mécano de l'électronique grand public débarque enfin !

Dépassé le SCSI, désormais, pour transférer à très hautes vitesse de grosses quantités de donnes entre un ordinateur et plusieurs périphériques (scanners, caméscopes, appareils photo numériques, machines à café, ...), on parlera d'interface IEEE 1394. Cette technologie, lancée en 1986 par Apple sous le nom de FireWire (Les "câbles de feu"), et normalisée en 1995 par l'IEEE, est aujourd'hui soutenue par plus de 85 grand industriels (Compaq, IBM, Hewlett-Packard, Kodak, Fuji, Sony, Canon, Yamaha, ...). Premier intérêt de la chose : un débit de transfert hallucinant : 100, 200 voire 400 Mbits/s (50 Mo/s) selon les versions (petit rappel : les bons disques durs actuels atteignent environ 20 Mo/s (ATA33), les meilleurs, autour de 40 Mo/s (UW) réels). Ensuite l'IEEE 1394 prévoit de pouvoir relier ensemble quelque 63 appareils et, partant, se prête à des architectures arborescentes (c'est pourquoi il y aura 3 connecteurs implantés sur la plupart des produits).

Une chaîne qui intègre des éléments non-informatiques

La norme prévoit d'ailleurs que cet "arbre" puisse parfaitement supporter des "fruits" non-informatiques. En effet, si les acteurs de l'électronique grand public vont jusqu'au bout de leurs intentions dans ce domaine, il devrait être envisageable d'y accrocher prochainement un magnétoscope, un décodeur de télé numérique, ou encore une chaîne stéréo. Pour tout dire, IEEE 1394 est aujourd'hui en lice pour devenir le bus domotique de demain. Avantage supplémentaire, les liaisons établies entre les appareils sont de type "Hot Plug And Play". C'est à dire que l'on peut ajouter ou retrancher à tout moment un élément situé en bout de chaîne sans pour autant perturber l'ensemble ("Hot") et cela, sans avoir rien à configurer ("Plug And Pray"). Pour ne rien gâcher, la liaison étant de type série, elle ne requiert qu'un câble souple, au contraire du SCSI, notamment. Ce câble peut d'ailleurs mesurer jusqu'à 14 m de long si l'on peut se satisfaire de 200 Mbits/s de débit, pour atteindre les 400 Mbits/s, il faudra se restreindre à 4,5 m (ou 10 m avec un câble hautes performances). Enfin, les connecteurs sont ceux des consoles Nintendo (DV), beaucoup plus discret que les connecteurs SCSI, et surtout plus simples à manipuler. En outre l'offre matérielle et logiciel commence à se structurer. Quelques produits sont déjà disponibles comme les cartes PCI d'Adaptec (AHA-8940), la caméra Digital Handicam ou le magnétoscope DCR-VX (Sony). Au Comdex Fall (USA) de 1997, on a également pu découvrir un portable Texas Instruments, un lecteur de CD-ROM Toshiba, des cartes d'Adaptec et de Skipstone, des proto d'imprimantes et de caméra numériques made in Apple, etc. MicroSoft, qui a pris le train en marche, a proposé un pilote IEEE 1394 pour Win 95 et livre un driver générique avec la mouture 98 de son système d'exploitation. Quant à Apple, auquel appartient l'appellation FireWire, sa génération de micro-ordinateurs, connu sous le nom de PPCP (Power PC Platform) intègre cette interface en standard depuis la mi-1997. Dernier point, le prix : l'IEEE 1394 devrait coûter environ deux fois moins cher que le SCSI.
Le FireWire 2, attendu pour la fin de l'année 2000, devrait pour sa part "monter" dans un premier temps à 1,6 Gbit/s avant d'afficher 3,2 Gbits/s.


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Petit Récapitulatif des bus PC

J'en ai un peu marre de voir les gens se faire avoir comme des nigauds, donc je résume ici les différences de vitesse entre les bus couramment rencontrés dans un micro-ordinateur de type PC. On comprendra mieux que l'USB 1.1 sur des scanners ou des disques durs est un non-sens technologique.

  Largeur
maximum
(en bits)
Fréquence
maximum
(en Mhz)
Taux de
transfert maximum
(en Mo/s)
Date d'apparition
Les bus internes
ISA
(Industry Standard Architecture)
16 8-12,5 8-12 1984
MCA
(Micro Channel Architecture
IBM ®)
32 10 20-50 1987
EISA
(Extended ISA)
32 8-12,5 33-50 1988
VLB 1.0
(VESA (Video Electronique Standard Association) Local Bus)
32 33-40 132-148 1993
VLB 2.0 64 33 264 1994
PCI 1.0
(Peripheral Component Interconnect)
32 33-40 132-148 1993
PCI 2.0 64 33 264 1995
PCI 2.1 (¤) 64 66 528 1996
PCI-X 64 133 1064 2001
AGP 1x
(Advanced Graphic Port) (¤)
32 66 264 1997
AGP 2x (¤) 32 66 DDR 528 1998
AGP 4x 32 66 QDR 1056 1999
IDE (Integrated Device Electronique)
PIO (Programmed Input/Output) 0
nc 8 3,3 1994
IDE PIO 1 nc 8 5,2 nc
IDE PIO 2 nc 8 8,3 nc
E-IDE PIO 3 (Enhanced IDE) 16 8 11,1 nc
E-IDE PIO 4 16 8 16,6 nc
ATA33 (ou UDMA33)
(Uniform Direct Memory Access) (¤)
16 8 DDR 33 (T) nc
ATA66 16 16 DDR 66 (T) 1999
ATA100 32(?) nc 100 (T) nc
Les bus internes / externes
SCSI 1 (Small Computer Standard Interface) (¤) 8 4,77 5 nc
SCSI 2 Fast (¤) 8 10 10 nc
SCSI 2 Fast Wide (¤) 16 10 20 nc
SCSI 2 Fast Wide 32 (¤) 32 10 40 nc
SCSI 2 Ultra (¤) 8 20 20 nc
SCSI 2 Ultra Wide (¤) 16 20 40 nc
SCSI 3 Ultra 2 (¤) 8 40 40 nc
SCSI 3 Ultra 2 Wide (¤) 16 40 80 nc
SCSI 3 Ultra-160 (Ultra3 ou Fast80)(¤) 16 80 160 nc
SCSI 3 Ultra-320 (Ultra4 ou Fast160)(¤) 16 80 DDR 320 nc
IEEE 1394
(FireWire - i-Link - DV) (¤)
nc nc 50 nc
Les bus externes
RS 232 (liaison série) 1 nc 14 Ko/s 1969
Centronics (parallèle) 8 nc 1,2 nc
Parallèle ECP/EPP (IEEE 1284)
(Extended Capabilities Ports)
(Enhanced Parallel Port)
8 nc 3 nc
PS/2 1 nc nc nc
USB 1.0 et 1.1
(Universal Serial Bus) (¤)
1 0,125 1,5 nc
USB 2
(Universal Serial Bus) (¤)
nc variable (0,125 à 5) nc nc

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Dernière mise à jour le 26/03/2008